La cité de Dieu
2003 - Réal : Fernando Meirelles et Kátia Lund (brésilien) - Thriller, drame -
Le film raconte l'histoire de la Cité de Dieu, un quartier violent de Rio de Janeiro, sur une période allant de la fin des années 1960 au milieu des années 1980. Le personnage principal (et narrateur) est issu de ce quartier et veut devenir photographe. À la fois acteur et spectateur des événements, il témoigne ainsi de l'évolution de ce quartier, notamment en ce qui concerne les gangs, l'armement, la drogue et ses amis d'enfance qui ne suivent pas la même voie que lui.
· Prix de la mise en scène au festival international de Marrakech (2004)
· Mention spéciale au festival international du film de Toronto 2003
· 4 nominations aux oscars 2003 (attribués en mars 2004) : meilleur réalisateur, meilleure adaptation cinématographique, meilleur montage et meilleure photographie
· 6 récompenses au Grande Prêmio Cinema Brasil : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure adaptation cinématographique, meilleur montage, meilleur son et meilleure photographie
Il est classé treizieme dans le classement des meilleurs films de tous les temps sur le site de référence IMDB avec une note de 8,8/10.
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| Après une telle expérience cinématographique, on ne peut que se réjouir de la découverte de Fernando Meirelles, un grand réalisateur dont l’avenir s’annonce radieux. | ||
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| La dureté du propos, le traitement proche du documentaire, l’impressionnante virtuosité des scènes qui suggèrent plus qu’elles ne montrent et vous laissent pourtant K.-O. tout, dans ce film qui prend sa source dans la « vraie vie », est de l’ordre du grand, du très grand cinéma. | ||
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| Après Amours chiennes, du Mexicain Gonzáles Iñárritu, le cinéma sud-américain nous « scotche » à nouveau, en empruntant sa forme au meilleur du cinéma hollywoodien et en l’ancrant dans une réalité locale. Cette mondialisation-là est exemplaire. | ||
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| Cette saga, ce film fleuve sur la vie de gangsters de jeunes d’une favela brésilienne est un véritable choc ! Le premier film de Fernando Meirelles à sortir en France est un coup de maître, mêlant le plaisir de la narration à l’intelligence morale et cinématographique pour raconter une histoire captivante. | ||
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| Meirelles réussit, deux heures quinze durant, à tenir un récit arborescent avec un minimum de force documentaire et de foisonnement romanesque, sans la terreur qu’inspire la violence barbare à la Scorsese mais avec une légèreté cinétique toute juvénile.
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| D’une brutalité terrifiante orchestrée avec un sens de la mise en scène chevillé à la caméra, le film du Latino-Américain Fernando Meirelles est une révélation majuscule.
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| Car s’il émane des enfants un réalisme effrayant (ce sont tous des amateurs dont les histoires personnelles ont enrichi le scénario), Meirelles ne se prive d’aucun procédé cinématographique pour une réalisation nerveuse et percutante. Flash-backs, voix off ou ralentis, la lumière et le traitement de l’image changent selon les époques. Alliée à l’authenticité du propos, cette richesse visuelle impressionne. Et achève de nous clouer au fauteuil. | ||
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| N’empêche, le film, rythmé, agressif, glamour (la période seventies est particulièrement réussie), ne lâche pas prise facilement et ne se laisse pas dévorer par ces apparentes faiblesses. Entre la Haine version brésilienne et un Gangs of Rio scorsésien, ni film d’auteur au sens classique ni adaptation sans âme d’un best-seller, c’est un outsider percutant. | ||
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| Ce film de hors-la-loi est costaud pour mille raisons. Son rythme est une folie pure, une cavalcade, un tir de grenaille. La caméra est partout, sur la terre comme au ciel. Il y a longtemps que le cinéma ne s’était pas montré si fébrile. |