Paranoid park

2007 - Réal : Gus Van Sant - Franco- américain - Drame - ![]()
Alex, jeune skateur, tue accidentellement un agent de sécurité, tombé sous un train, tout près du Paranoid Park, le skatepark le plus mal famé de Portland. Il décide de ne rien dire.
Critique dePremière, Emilie Lefort
Après Elephant ou Last Days, Gus Van Sant nous offre un nouveau portrait de lycéens américains à la dérive. Visuellement le film est, comme les précédents, sublime, mais c’est aussi le problème : on peut lui reprocher de se reposer sur son esthétisme languide. Alors que Larry Clark avec son Wassup Rockers nous offrait une peinture de la communauté des skatteurs, Gus Van Sant se perd entre deux eaux et laisse le spectateur perplexe face à ce qu’il veut vraiment raconter. Angoisse et culpabilité d’un adolescent ? Portrait d’un jeune skatteur ? Dommage, car les images de Christopher Doyle restent gravées sur notre rétine et nous envoûtent pendant 1h30. Casté via MySpace, Gabriel Nevins, rebelle à la gueule d’ange, désarme le public par sa prestation toute en sobriété.
En se bornant à vouloir faire du cinéma élitiste, on risque bien de se mettre les communs des mortels à dos : dont moi. Dieu sait si j'aime les films où l'on doit un peu se creuser, mais là ... L'ambiance est hypnotique certes, de jolis plans séquences à noter, mais on se croirait dans un volet raté de Elephant... Gus Van Sant se découvre sans doute une passion dans la direction de jeunes skateurs, alors laissons le faire mumuse. Le résultat est inintelligible pour nous autres, gens du peuple, mais le pire, c'est qu'on a surtout pas envie d'en savoir plus, si ce n'est qu'il faut vraiment qu'on m'explique pourquoi de tels films sont primés et font couler tant d'encre parmi l'intelligentsia cinématographique : filez moi un caméscope et un petit budget et sans rire je fais dix fois mieux !
En se bornant à vouloir faire du cinéma élitiste, on risque bien de se mettre les communs des mortels à dos : dont moi. Dieu sait si j'aime les films où l'on doit un peu se creuser, mais là ... L'ambiance est hypnotique certes, de jolis plans séquences à noter, mais on se croirait dans un volet raté de Elephant... Gus Van Sant se découvre sans doute une passion dans la direction de jeunes skateurs, alors laissons le faire mumuse. Le résultat est inintelligible pour nous autres, gens du peuple, mais le pire, c'est qu'on a surtout pas envie d'en savoir plus, si ce n'est qu'il faut vraiment qu'on m'explique pourquoi de tels films sont primés et font couler tant d'encre parmi l'intelligentsia cinématographique : filez moi un caméscope et un petit budget et sans rire je fais dix fois mieux !
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