Ecrire pour exister

2007 - Réal : Richard Lagravenese - Drame - ![]()
Erin Gruwell, enseignante novice de 23 ans, a choisi comme premier poste un lycée difficile de Long Beach. Ses élèves l'ignorent totalement et se regroupent en clans, prêts à s'affronter au moindre prétexte. L'ambiance empire au fil des jours, en dépit des efforts sincères et maladroits d'Erin pour prendre en main cette classe d'"irrécupérables". Un incident mineur met finalement le feu aux poudres, donnant du même coup à Erin l'occasion d'ouvrir le dialogue avec les jeunes. Avec tact et humour, en évitant d'instinct le piège du paternalisme, Erin parvient à instaurer avec la classe un vrai rapport de confiance. Pas à pas, à travers l'usage de la parole puis de l'écriture, elle accompagne ses élèves dans une lente et délicate reconquête de leur amour propre, libérant en eux des forces, des talents et une énergie insoupçonnés. Ce film montre bien la force qu'il peut naître entre un professeur et ses élèves.
Basé sur le livre The Freedom Writers Diary: How a Teacher and 150 Teens Used Writing to Change Themselves and the World Around Them écrit par le professeur Erin Gruwell qui a écrit son expérience dans une école de Long Beach (Californie), États-Unis.
A part une griffe un peu trop hollywoodienne, je ne vois pas ce qu'on pourrait reprocher à ce film. Il est vrai que la facilité avec laquelle les changements opèrent sur ces jeunes repris de justice à de quoi lasser pantois. De même qu'aucune vulgarité ne sort de leur bouche... Bref, on pourrait se demander si on est pas dans un remake d'Esprits rebelles voulant gagner les faveurs de toutes les audiences, une sorte de Nanny Mac Phee des cités... Mais quand même, Hilary Swank est vraiment tip-top dans son rôle d'institutrice novice et nunuche (au début) , les prestations des autres acteurs sont aussi convaincantes, notamment Patrick Dempsey avec ses faux airs de Sean Penn. La scène relatant l'histoire de la rencontre entre Miep Gies et la classe 203 fait monter de copieuses larmes, il en est de même pour la visite du Musée de l'Holocauste. On pourrait se dire que tout est trop idéalisé ou romancé, seulement voilà : tout est basé sur l'histoire réelle d'Erin Gruwell. C'est un film saisissant, auquel il faut pardonner quelques petits défauts pour pouvoir pleinement le savourer. Je me sens maintenant le coeur suffisament léger pour affronter Entre les Murs, qui est traité différement mais aborde les mêmes thèmes.