Mulberry Street

Publié le par fisherman


2006 - Réal : Jim Mickle - Epouvante -

Alors que la pimpante Manhattan vit à 200 à l'heure, une simple morsure de rat sur le passager d'un métro quelques mètres en dessous va rapidement plonger tout New York dans une épidémie meurtrière insensée. Les habitants de la ville, se métamorphosant peu à peu en créatures mi-rongeurs, mi-zombies s'entre-tueront en quelques heures. Seules sept personnes, sept locataires d'un immeuble miteux au 51 Mulberry Street, sur le point de s'en faire expulser, survivent. Leur seule chance est de se calfeutrer dans le bâtiment toute la nuit alors que les monstres, à leur porte, sont prêts à attaquer...

Je vais faire preuve de fainéantise sur ce coup là, je vais m'en remettre à l'excellente critique de Ilan Ferry du site : http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-15185-24681.php

A mi chemin entre 28 jours plus tard et Ratboy, le film de Jim Mickle réussi dans un premier temps à provoquer une véritable implication par des personnages forts bien écrits et un sens de la captation qui l'inscrit d'emblée dans une  mythologie post 11 septembre malignement exploitée. Ainsi, après une mise en place solide où le pittoresque côtoie l'inquiétant, Mulberry Street peut enfin montrer ses mutants, et c'est bien là que le bât blesse tant ces derniers paraissent peu crédibles (maquillages grossiers, postures ridicules) lorsqu'ils sont montrés plein pot.

Des maladresses sur lesquelles on passera volontiers tant il s'agit ici d'un long-métrage d'ambiance, efficace quand il joue la carte de la suggestion. Une formule qui marche pendant sa première heure, les vingt dernières minutes tombant à pieds jointes dans les travers du film d'infectés. Pétri d'autant de qualités que de défauts, Mulberry Street est un projet atypique à défaut d'être effrayant, dont le sujet forcément à double tranchant, aurait pu donner lieu à bien pire.

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Publié dans Epouvante

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