Deux jours à tuer

Publié le par fisherman


2008 - réal : Jean Becker (Français) - Drame -

Antoine, 42 ans, publicitaire, a plutôt bien réussi dans la vie. Marié avec Cécile, père de deux enfants, il habite une jolie maison dans les Yvelines et entretient avec ses voisins des rapports plutôt cordiaux. Il y a bien cette relation discrète avec la belle Marion, mais rien qui ne soit en mesure de perturber ce bel équilibre. Un jour comme les autres, pourtant, sa vie bascule.

Un thème qui est cher à Jean Becker, les vraies valeurs de la vie. Ici justement ce thème prend tout son sens. Malgré une fin très prévisible, on accroche quand même grâce au rythme soutenu par les divers réglements de comptes et mises au point d'Antoine, fort bien joué par Albert Dupontel, qui a très bien fait d'ôter son costume d'humoriste raté. Si on arrive à occulter le fait que les acteurs déclament un peu leur texte, comme au théâtre, on passe un bon moment à suivre les pérégrinations du personnage principal.J'ai e un vrai coup de coeur pour la scène de pêche en Irlande, partagée entre le père et le fils. Au delà de tous ses petits défauts -mais que voulez vous, c'est la griffe française qui veut ça - Deux Jours à Tuer est un film qui fait mal et qui fait du bien à la fois. Regardez, et vous comprendrez.

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Publié dans Drame

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L
Comme tu es sévère avec Albert, c'est une question de gout certes, mais humoriste raté ?? je ne pense pas. ces One man show sont encore cultes, ils lui ont permis de faire du cinéma, et un mec qui écrit aussi bien ne peut pas être raté. Après ça reste une question de gout ! Parenthèse fermé sur Beber ! Sinon Que dire de ce film qui m'a bouleversé, ça faisait très longtemps qu'un film - français - ne m'avait pas autant touché, comme tu le dis ça fait du bien autant que ça fait mal, mais qu'est ce que c'est bon !! Dupontel est grandiose, son jeu est bluffant même si la fin est prévisible, on se laisse embarqué avec plaisir et crainte aussi d'arriver à la fin !! La mise en scène est soignée, comme toujours avec Becker. Seconce parenthèse : le texte est déclamé ? Encore une question de gout ou d'oreille je sais pas, personnellement j'ai trouvé le jeu très juste. Et en plus au théâtre on ne déclame plus le texte depuis Molière peut être... il est dit, vécu et joué avec sincérité. Après c'est un film français donc fait à la française. Des films comme ça j'en veux à la pelle !!
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F
<br /> Le texte est déclamé surtout par les acteurs secondaires. Quand je dis, "déclamé", je pense au texte qui semble en décalage avec le jeu des acteurs, qui semble prononcé suffisament fort pour ête<br /> entendu au fond de la pièce... La première scène est vraiment un exemple tant les acteurs autour de la table ne semblent pas naturels. Tandis qu'ils jouent, on sent cette sorte de "conscience de la<br /> caméra" qui fait tout sauf naturel.<br /> Après ça s'arrange, sauf peut être la scène dans le bar, quand Dupontel a fait des pointes à 240. En plus, l'effet champs-contrechamps avec le patron du bar n'arrange guère les choses.<br /> Par contre les scènes plus intimes sont bien jouées. Sauf peut être la première entrevue avec sa femme qui commence à demander des comptes. Elle m'a fait un peu penser à Laroque dans "ils s'aiment"<br /> d'ailleurs. Cette façon de réciter très monocorde.<br /> Mais bon, on a des scènes de déclamage dans de super films français. Dans le dîner de con, le jeu de Francis Huster est limite grossier, et là aussi, il aurait fallu éviter les gros plans longs...<br /> Question d'appréciation !<br /> Eh non, je n'ai jamais aimé Dupontel depuis perpète. En 1995, je crois, on m'avait fait cadeau de son premier spectacle en K7 et je m'étais emmerdé comme un rat mort. Le fait de réussir en tant<br /> qu'humoriste n'est pas vraiment un gage de qualité à mes yeux. Tu prends Elie kakou qui était moyen drôle et a bâti sa réputation sur un sketch ou deux, il a défrayé la chronique à une époque ! Le<br /> franchouillard moyen aime rire grassement, de conneries intelligibles, la panse bien remplie le soir, en évitat de songer à ses impots. Beaucoup d'humoristes dont Dupontel ont exploité ce<br /> filon...<br /> Sinon, oui, c'était un bon film très rare dans le panorama français, qui se doit encore et encore de s'améliorer. La preuve, Jean Becker, qui est pourtant un grand monsieur, n'est pas à l'abri de<br /> quelques bourdes !<br /> <br /> <br />