My name is Hallam Foe

2008 - Réal : David Mackenzie (Anglais) - Inclassable - ![]()
Hallam Foe, 17 ans, vit en pleine campagne écossaise avec son père et sa belle-mère. Leurs relations sont assez difficiles. Perturbé par la disparition de sa mère, cet adolescent n’a qu’une passion : la vie des autres. Il a même développé une étrange manie : espionner les individus qui l’entourent. A la suite d’une violente dispute avec son père, Hallam décide de quitter le nid familial pour Edimbourg. Du haut des toits de la capitale, il se met alors à découvrir la ville et ses habitants et plus particulièrement la troublante Kate dont le visage lui paraît très vite familier...
Une conception "so british", de la trempe de celle de Billy Elliott où d'ailleurs Jamie Bell s'était distingué. Un film inclassable, et là se situe le problème : comédie dramatique/romantique ? thriller ? Drame ? On y retrouvera un peu de tous ces genres, et on ne saura pas bien où se situer : partagé entre dérangement face à un personnage plein d'ambiguités, limite assimilable à Norman Bates : jamais remis de la mort de sa mère, il se travestit avec les vêtements de celle ci, vit en retrait dans les hauteurs en observant le monde armé de ses jumelles, ses relations amoureuses flirtent avec l'inceste. A côté de tout cela il y a le mystère entourant la mort de cette mère : meurtre ou suicide ? Puis il y a la romance, et de là découleront bien des choses... On va dire que le film est tenu par ce personnage très particulier, ceui d'Hallam Foe, gentil psychopathe transformiste peinant à sortir de l'enfance, ses rencontres heureuses, les différents tons employés, parfois légers et pleins d'humour, parfois mélancoliques, parfois revanchards et inquiétants. On aime ou on aime pas, mais ça vaut le coup d'oeil.