Man on fire

Publié le par fisherman


2004 - Réal : Tony Scott  (Américano - mexicano - britannique) - Action, Thriller, Drame -

John W. Creasy, un ancien soldat devenu alcoolique se fait engager comme garde du corps par Samuel Ramos, membre d'une famille bourgeoise de Mexico, afin d'empêcher un éventuel rapt de sa fille Lupita. Les enlèvements sont en effet monnaie courante dans toute l'Amérique latine.

Le garde du corps, au bord du suicide, exerce froidement son métier dans un premier temps, rejetant la fillette de 9 ans qui cherche en lui un ami. Mais ensuite, elle réussit à apprivoiser cet homme au caractère d'ours, qu'elle surnomme affectueusement « Creasy Bear ». De son côté, il s'attache à Lupita comme à sa fille.

Quand des hommes tentent d'enlever Lupita, Creasy est prêt à sacrifier sa vie pour la sauver, mais c'est justement l'affection que la fillette lui porte qui le fait échouer dans sa mission et entraine Lupita dans les griffes de ses ravisseurs.

Quand Creasy se réveille à l'hôpital, il apprend que la remise de la rançon a mal tourné, et que la fille est morte. Porté par une furie vengeresse, il décide de traquer une par une toutes les personnes impliquées dans le rapt et l'échec de la remise de la rançon, afin de punir tous les coupables. Il n'hésite pas à défier la sacrissime « Hermandad », confrérie rassemblant le crime organisé, les truands et les flics corrompus de Mexico.

D'après le roman de A.J. Quinnell. C'est le remake du film d'Élie Chouraqui de 1987.

Il faut croire que je suis sous une bonne étoile cinématographique en ce moment, parce que c'est le deuxième jour consécutif où je sors complètement abasourdi par un visionnage. Sur ce coup là, je crains vraiment de manquer de mots.Dediou, comment ai-je pu passer à côté de ça ? Ce film, pour moi, par l'excellence de sa mise en scène se rapproche de la perfection cinématographique, du moins telle que je la conçois. Comment vous dire à quel point j'ai aimé... Déjà, j'étais réticent parce que le synopsis au départ me semblait bien consensuel, une histoire apte à satisfaire tout le monde, faire pleurer mémère dans les chaumières et permettre à monsieur d'exacerber toute sa virilité face aux scènes de vengeance... J'étais bien loin de la réalité. Pas de pathos ici. On ne trouvera aussi qu'une forme de violence très esthétique, pas du tout rambostylée. Pour tout dire je me suis même délecté littéralement des scènes de vengeance, parce que ... Ahhhh ! Purée, je ne vous ai pas parlé du montage ! Que dis je : le MONTAGE ! Dans la lignée de ceux du film JFK ou bien de celui propre aux films d'Alexandro Gonzales Innaritu : parfois fluide, parfois endiablé, avec un rythme proche de l'insoutenable. Tout l'art de ce film repose plus sur sa conception que sur son scénario en lui même : je reste sceptique quand au fait qu'il soit possible de story boarder une telle histoire. Le génie créatif de Tony Scott a exulté face à la table de montage, alors qu'il avait déjà prévu le coup en faisant tourner plusieurs caméras sur une même scène, ce qui a probablement permis d'en conserver l'intensité dramatique. Les moyens mis en oeuvre sont époustouflants : plans hélicoptère nombreux, surexpositions, utilisation de caméra manivelle lors de changement de rythmes, image floutées, subliminales, suggestives, flash... Font qu'il est quasiment impossible de détourner son regard de l'écran pendant  2h20.
Cette mise en scène surastucieuse vient renforcer les jeux des sublimissimes Christopher Walken, la jeune Dakota Fanning et évidemment le fabuleux Denzel Washington qui exprime ici tout son talent. Notez aussi que TOUS les petits rôles sans exception se surpassent : on y voit même unecourte et convaincante apparition de la talentueuse Adriana Barraza qui s'est également distinguée dans Babel et Amores Perros.

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Publié dans Aventure - Action

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