La vie des autres

Publié le par fisherman


2007 - Réal :  Florian Henckel von Donnersmarck  (Allemand) - Drame -

En 1984 à Berlin-Est, Gerd Wiesler (HGW XX/7), capitaine de la Stasi, se voit confier la surveillance du dramaturge Georg Dreyman, sans se douter au départ qu'il s'agit d'une intrigue orchestrée par le ministre est-allemand de la culture Bruno Hempf qui, amoureux de son amie, l'actrice Christa-Maria Sieland, souhaite faire disparaître l'écrivain qui vit avec elle. Le lieutenant-colonel Grubitz espère, quant à lui, tirer de cette mission un bénéfice pour sa carrière.

Il s'agit là d'une fiction sur un couple d'artistes est-allemands en 1984 (lui auteur de pièces à succès et elle actrice de théâtre renommée). Le réalisme historique a été particulièrement recherché par le réalisateur, qui a rencontré des anciens membres de la Stasi, l'ancienne police chargée de la Sécurité d'État au temps de la RDA, ainsi que des victimes de cette police, s'est documenté pendant quatre ans et a fait appel à ses propres souvenirs d'enfance, quand il passait la frontière entre les deux Allemagnes avec ses parents.

La description du régime communiste traite des atteintes aux droits de l'Homme et de l'intelligentsia favorable au système soviétique. Sur le plan politique, le film montre les dérives de la pensée marxiste et la doctrine socialiste, telles qu'appliquées en Europe de l'Est. Malgré ce contexte très présent, Florian Henckel von Donnersmarck précise qu'il n'a pas fait un film historique : « Mon but, dit-il, était de raconter une histoire sur des personnes réelles, mais en sublimant cette réalité et en adoptant un point de vue émotionnel ».

Le matériel utilisé pour espionner l'appartement du comédien est exactement le même que celui utilisé par la Stasi.
sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Vie_des_autres

Un film qui a eu pour le moment 19 récompenses ! De temps en temps, il nous vient d’Allemagne de vrais trésors. On se souvient du génialissime Goodbye Lenin . Ne passez pas à côté de ce scénario, cette interprêtation tellement juste des acteurs principaux... Un fim qui donne à réflêchir, qui plongera les trentenaires++ comme moi dans des souvenirs comme celui de la chute du mur de Berlin. Depuis La liste de Schindler, de Spielberg, il faut dire que les actes héroïques gratuits sont devenus un filon exploitable pour les scénaristes. Mais ce drame n'a rien de conventionnel, ni de pompeusement historique. On entre dans l'intrigue simplement, en adoptant le point de vue des "victimes" comme celui des "bourreaux". L'oppression y devient le seul concept à combattre qu'on soit socialo ou pas. Une belle aventure humaine, à voir !

Publicité

Publié dans Drame

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article