Into the wild

Publié le par fisherman


2007 - Réal : Sean Penn - Drame -

Christopher McCandless est un étudiant américain brillant qui vient d'obtenir son diplôme et qui est promis à un grand avenir. Rejetant les principes de la société moderne, il décide de partir sur les routes, sans prévenir sa famille. Il brûle ses papiers et une partie de ses économies, tandis qu'il envoie le reste à Oxfam. Il part en voiture vers le sud des États-Unis. Il découvre le Grand Canyon et la Californie. Il arrive au Mexique, lorsque lui vient l'idée d'aller en Alaska. Il met tout en œuvre pour y arriver et parvient finalement à Fairbanks en auto-stop. Il découvre les montagnes enneigées et se réfugie dans un bus abandonné. Il y passera cinq mois. Cinq mois de solitude, de compréhension de la nature et de l'être humain. Il découvre en Alaska le bonheur toujours recherché, une paix spirituelle et une sorte de paradis pur et sain. Au bout de deux ans de voyage, il décide qu'il est temps de rentrer chez lui. Mais il est bloqué par la rivière et se voit contraint de rester dans le bus, en attendant que l'eau du fleuve descende.

Il s'agit de l'adaptation du roman Voyage au bout de la solitude, écrit par Jon Krakauer en 1996, et relatant l'histoire de Christopher McCandless

source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Into_The_Wild

Il y a des films qui vous ouvrent le coeur et l'esprit, s'empoignent de vos entrailles, infiltrent les tréfond de vos âmes à tel point qu'ils finissent par faire partie de vous. Un chef d'oeuvre finement réalisé par un homme dont le talent, autant devant que derrière la caméra, n'est plus à démontrer. Un William Hurt qui arrive à être époustouflant malgré un rôle en tâche de fond. L'utilisation de la voix-off, comme témoin du conflit familial qui oppose Chris à ses parents,  propulse le spectateur au coeur du drame auquel il assiste impuissant, comprenant qu'il est d'ores et déjà trop tard pour espérer réparation. Christopher (Emile Hirsch), défini par sa soeur (admiralement jouée par Jena Malone) comme "aussi fragile que le cristal", nous apparait comme un jeune candide, idéaliste courant à sa perte, pour fuir une société de consommation qui l'écoeure, des valeurs tronquées. On y assiste, impuissants, espérant un dénouement heureux qui n'aura pas lieu. Mais ceci est un autre débat : Pouvons nous penser que Christopher MacCandless eut une mort à la hauteur de la vie qu'il menait ? Et si la vie ne se résumait qu'à l'intensité qu'on emploie à la mener, finalement ? Si réellement c'était le cas, du point de vue du "sage", Christopher aurait amplement vécu la sienne et utilisé le temps imparti de la manière dont nous rêvons tous secrêtement de le faire.

On définit une oeuvre comme excellente lorsque la somme de travail employée passe totalement inaperçue. C'est tout à fait le cas de la réalisation de ce film, qui nous happe, et avec lequel nous faisons corps. Une pure merveille cinématographique dont on ressort amer, mais tellement grandi.

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Publié dans Drame

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