Vendredi 10 juillet 2009 5 10 /07 /Juil /2009 22:12


2007 - Réal : Zev Berman (Mexico-américain) - Thriller, horreur -

En plein Spring break, trois jeunes étudiants partent en vacances dans une ville à la frontière mexicaine pour y abuser d'alcool, de drogues et des prostituées locales. Mais l'un d'eux est mystérieusement disparu sans laisser aucune trace et, la police faisant la sourde oreille, ses deux amis partent à sa recherche en compagnie d’une jeune mexicaine avant qu'ils ne plongent dans une horrible cérémonie de sacrifice humain.
D'après une histoire vraie du tueur en série Adolfo Constan .

C'est de la bombe ! Ce film a outrageusement été classé horreur à cause de ses lointaines ressemblances avec Hostel, mais franchement, à bien creuser, pas plus que ça... Ici la violence est abordée avec beaucoup de prudence, et pas distillée gratuitement comme dans d'autres nombreux films du même genre. A vrai dire, il y a beaucoup de similitudes entre Borderland et King of the Ants, que j'avais aussi adoré. Le synopsis résume bien le thème : l'histoire est basée sur des faits réels qui se déroulèrent en 1989, mais on regrettera de ne pas en apprendre pus que ça sur le sort de cette horrible secte.... Sinon les appréciations sont positives : le suspens est excellent, le jeu des acteurs bien supérieur à ce qu'on s'attend à trouver ...  Ah ! et puis notons la présence de Sean Astin, qui après avoir interprêté le doux Sam Gamegie se glisse maintenant dans la peau d'un méchant sanguinaire. Sérieusement, il faut voir Borderland car c'est pas souvent qu'on a 1h40 de plaisir à l'affilée, et là, je vous le garantis ! Seuls les sensibles devront se restreindre, car certaines scènes un peu gores (mais non dénuées de sens) pourraient les dégoûter. Sinon foncez !

Par fisherman - Publié dans : Thriller
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Jeudi 9 juillet 2009 4 09 /07 /Juil /2009 00:25


2007 - Réal : James Wan - Epouvante -

De retour dans sa ville natale pour enquêter sur la mort inexpliquée de sa femme, un homme va faire d’étranges découvertes… Dont celle d’un mystérieux fantôme d’un ventriloque qui vivrait encore à travers ses marionnettes…

Attention, ce court synopsis a l'air simpliste mais... Concu par le réalisateur de Saw, on trouve dans Dead Silence une fraîcheur surprenante : celle de nos films de peuuuur de quand on était mômes. Oh, il ne faut pas s'attendre à de l'exceptionnel,  mais ni plus ni moins qu'un Chucky très très amélioré. L'ambiance est pesante, l'idée originale, les décors lugubres, le dénouement surprenant...  Tous les éléments sont là pour trembler en cadence. Le film se laisse regarder comme un conte car il y a dans son intrigue et sa réalisation quelque chose d'intemporel. Bref, un long métrage décalé, mais c'est justement ce qui fait son charme.Vous noterez au passage certains clins d'oeil à Saw dans le grimage de certaines poupées. Personnellement, j'ai bien aimé cette subtilité. C'est un film qui ressort les bons vieux codes classiques du genre horreur, mais qui se détache assez bien de toutes les bouses estampillées "horreur" actuelles.

Par fisherman - Publié dans : Epouvante
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 00:07

2008 - Réal : Rowan Woods - Drame -

Carla, Charlie, Bruce, Anne et son meilleur ami Jimmy sont dans un restaurant lorsqu'ils entendent soudainement des coups de feu. Le père d'Anne, Anne elle-même et Jimmy se cachent sous une table où ils aperçoivent un homme tirant sur des personnes au hasard avant de se donner la mort. Voilà la base du traumatisme de ces cinqs personnes ayant survécu aux meurtres. Se battant pour comprendre la mort de son père, Anne se cache sous une hystérie religieuse. Jimmy devient muet, protégeant un secret qu'il partage avec Anne jusqu'à ce que cela le détruise, lui et sa famille déjà fracturée. Charlie, moniteur d'auto-école, qu'une balle a frolé, tente de mettre son incroyable chance de son côté au casino. Carla, la caissière du restaurant, perds sa capacité à s'occuper d'elle et de son bébé. Un psychologue tente d'aider les survivants mais rencontre la suspicion et le doute de chacun d'eux.

Dr Laraby, un physicien qui n'a pu sauver deux des victimes voit désormais sa femme comme une personne à sauver.

Le film suit ces cinqs esprits traumatisés dans leur combat pour récupérer leur confiance dans le monde ordinaire. 

C'est bien gentil tout ça mais ne s'improvise pas Innaritu ou Susanne Bier qui veut ! En essayant d'adopter leur style cinématographique, Rowan Woods est tombé dans le long, le monotone et le pathos. On ne trouve pas la profondeur à laquelle on s'attend et c'est bien dommage. C'est un film non chronologique, qui tourne en boucle en revenant toujours au point de départ et en apportant des éléments de compréhension au téléspectateur. Pour ma part, j'ai coupé 15 minutes avant la fin car l'intrigue n'a pas su retenir mon attention. J'ai trouvé ce film long, froid et creux. Même la présence de l'excellentissime Forest Whitaker ne m'a pas aidé à accrocher.

Par fisherman - Publié dans : Drame
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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /Juil /2009 23:39


2009 - Réal : Carlos Saldanha - Animation -

Les « héros givrés » sont de retour pour une aventure incroyable. Scrat court toujours derrière son gland et cette fois-ci rencontre un amour, Manny et Ellie sont très anxieux et émotifs car ils vont avoir leur premier enfant, Diego quitte le groupe car il pense que ses facultés de chasseur s'amenuisent au fur et à mesure qu'il reste avec eux et Sid le paresseux s'attire des ennuis en volant des œufs de tyrannosaure, dont la mère enlève Sid. Dans un périple pour sauver Sid, le gang se retrouve dans un mystérieux monde souterrain, où vivent encore des dinosaures. Ils devront lutter contre la faune et la flore, et rencontreront Buck, une fouine à un œil excentrique aux airs d'Indiana Jones qui va les aider à sauver Sid mais une créature bien plus grosse que la mère tyrannosaure que Buck appelle Rudy les poursuit.

Toujours un régal ! Ce coup ci la Fox a eu le bon ton de faire de Scrat un personnage à part entière, très présent tout au long du récit. On se délecte de son amourette avec "Scratounette". Les petits comme les grands trouvent toujours leur compte à travers les répliques pleines d'humour. Bref ce nouveau volet satisfera petits et grands. Le pari est réussi : on ne se lasse pas et aucune impression désagréable de "déjà vu et de remixé". Allez le voir en famille ! Effet bonne humeur garanti !

Par fisherman - Publié dans : Animation
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Lundi 6 juillet 2009 1 06 /07 /Juil /2009 23:17


2004 - Réa l: Mick Garris - Epouvante -

Le film raconte l'histoire d'Alan Parker qui doit se rendre à l'hôpital pour rendre visite à sa mère qui a eu une attaque. Sa voiture étant en panne, Alan décide d'y aller en stop. Après avoir parcouru quelques kilomètres avec un veil homme, il se retrouve dans un cimetière. Plus tard, un chauffeur le fera monter dans sa voiture et lui proposera de l'emmener jusqu'à l'hôpital. Mais, le chauffeur en question est mort depuis deux ans.

Film tiré du même roman que Stephen King, et qui confirme bien la règle. Rare sont les adaptations cinématographiques de cet auteur qui vaillent la peine d'être vues. Beaucoup d'incohérences et de longueurs (j'ai du passer en accéléré le dernier quart d'heure final), héros pas très charismatiques, anachronismes.... Je pense que les afficionados de Stephen King aimeront, mai j'ai eu beaucoup de mal à accrocher...

Par fisherman - Publié dans : Epouvante
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 01:00


2008 - Réal : Alexandre Aja (USA) - Epouvante -

Ben Carson, un ancien policier infiltré, a été suspendu pour avoir tiré sur un collègue. Il est embauché comme veilleur de nuit dans un grand magasin, qui était autrefois un hôpital psychiatrique accueillant des malades atteints de schizophrénie. L'homme que Ben remplace était obsédé par les miroirs omniprésents dans le magasin, confinant à la folie, et il est mort dans des circonstances étranges.

Au début, Ben croit être victime d'hallucinations quand il constate que les miroirs reflètent des objets non réels, ou des personnes absentes. Il découvre vite qu'il n'observe pas les miroirs, ce sont les miroirs qui l'observent...


Scénario qui ne manque pas d'originalité, bons effets spéciaux dans l'ensemble, mais franchement, à moins d'être addict à jack Bauer contre les forces obscures, l'ensemble de ce film fait un peu "revisité". Il y a aussi un peu beaucoup de longueurs. La fin est interminable : on dirait d'ailleurs qu'elle occupe plus du tiers du film... Bref, je n'ai pas été convaincu. Encore un de ces films d'épouvante pour impubères qui n'apportent rien de nouveau au panorama du genre.

Par fisherman - Publié dans : Epouvante
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Samedi 4 juillet 2009 6 04 /07 /Juil /2009 22:07


2009 - Réal : Yann Arthus Bertrand - Documentaire -


Home
, documentaire saisissant sur l'état de la Terre vue du ciel, montre la pression que l'Homme fait subir à l'environnement et les conséquences que cela entraîne sur le changement climatique. Yann Arthus-Bertrand ne le présente pas comme un film catastrophe mais comme un message d'espoir, en rappelant qu'il reste 10 ans pour agir.


Quel meilleur point de vue que la terre vue du ciel pour faire le bilan de ce qui nous reste après 40 ans d'exploitation intensive ? La prise de conscience est rude, les images le sont tout autant... Mais je ne vais pas m'appesantir on a déjà largement abordé le sujet de Home. Certains ont même eu le mauvais goût d'en faire une critique : soit disant certaines informations seraient erronées. J'ai envie de dire : et alors ? Est-ce que ça change le fait que notre terre va mal ? Pour ma part je félicite l'auteur de ce film ambitieux destiné à réveiller les consciences. Parfois, il suffit d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres, alors espérons...

Par fisherman - Publié dans : Documentaire
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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 21:19

2008 -  Réal : Deepa Metha - (Film canadien) - Drame -

Nouvellement installée à Toronto auprès d'un mari et d'une belle famille qu'elle ne connaît pas et qui la maltraitent, une ravissante jeune indienne trouve refuge dans le souvenir des contes de son enfance, dont celui du pèlerin et du cobra.

Ca commence un peu comme un conte de fées indien... Et puis il y a le premier coup, qui surprend autant le téléspectateur que la délicieuse Chand (Preity Zinta), et le cauchemar continue, entre esclavage et maltraitance. Prise dans les chaines de sa culture, Chand n'a d'autre choix que se réfugier dans ses rêves et la magie, et c'est ici que ce film prend une tournure surprenante... Mais chut, je n'en dirai pas plus. C'est un "joli drame" qui a des accents de conte qui nous est présenté là. Par le biais de séquences en noir et blanc, la réalisatrice mèle harmonieusement réalité et onirisme. Une étrange - mais plaisante- façon de découvrir à la fois une culture et une façon de s'évader d'une réalité trop dure.

Par fisherman - Publié dans : Drame
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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /Juil /2009 03:46

2004 - Réal : Morgan Spurlock - Documentaire -

Super Size Me est un film documentaire américain réalisé par Morgan Spurlock. Le journaliste décide de se nourrir exclusivement chez McDonald’s pendant un mois et enquête à travers les États-Unis sur les effets néfastes du fast-food et de la célèbre chaîne spécialiste du hamburger, qui entraînent l'accroissement de l'obésité.

Le titre pourrait se traduire par « Grossissez-moi » : il s'agit en fait d'un jeu de mot avec le nom commercial Super Size, qui désigne la version géante des menus de la chaîne McDonald's.
Plus d'un tiers des enfants et des adolescents américains ont un problème de poids. Deux adultes sur trois aux États-Unis d'Amérique sont atteints de surcharge pondérale ou d'obésité. Comment l'Amérique est-elle devenue aussi grosse ? Les chaînes de restauration rapide sont souvent montrées du doigt mais plusieurs procès qui leur ont été intenté par des utilisateurs devenus obèses ont été perdus faute de preuve.

Morgan Spurlock a voulu en savoir plus sur le rôle effectif de ce type d'alimentation et sur l'impact de la malbouffe (junk food) sur la santé. Pour mener son enquête, il a traversé les États-Unis et interrogé des spécialistes dans plus de vingt villes, de New York à Houston. Un ancien secrétaire d'État à la santé, des professeurs de gym, des cuisiniers de cantines scolaires, des publicitaires, des avocats et des législateurs lui confient le résultat de leurs recherches, leurs sentiments, leurs craintes et leurs doutes.

Pendant son enquête, Morgan Spurlock décide de mener sur lui-même une expérience : sous la surveillance attentive de trois médecins, il s'oblige à ne manger que chez McDonald's pendant un mois et décide d'utiliser plus souvent le taxi afin de respecter le nombre maximum de 5000 pas par jour qu'il s'impose (moyenne par Américain).

Il s'impose également les 4 règles suivantes :

Il doit manger ses 3 repas quotidiens chez McDonald's.

Il doit essayer chaque plat de chez McDonald's au moins une fois.

Il ne doit manger que les aliments figurant sur le menu. L'eau (en bouteille) étant au menu, il a le droit d'en boire.

Il doit prendre l'option « Super Size » (taille maximum) chaque fois qu'on la lui propose.

Il prend 11 kg en 30 jours, endommage son foie et augmente son cholestérol de 0,65 gramme par litre de sang. Les médecins lui recommandent fortement d'arrêter mais, déterminé à continuer son expérience, il parvient à son terme malgré les avertissements. Retrouver sa santé optimale lui a pris plus d'un an. (source Wiki)

Dans la lignée de documentaires à la Mickael Moore... Morgan Spurlock omniprésent nous fait partager un mois de sa vie et sa longue descente aux enfers. Encore un excellent pamphlet anti-malbouffe, une critique objective des habitudes alimentaires outre atlantique. La réalisation accrocheuse et pleine d'humour aide à renforcer le côté percutant du message final. Très bien documenté, Super Size Me vous scotche littéralement, vous indigne, vous fait prendre les bonnes résolutions. Bref un documentaire instructif qui mérite amplement ses récompenses (dont un nomination aux oscars 2005) : Morgan Spurlock aura finalement bien oeuvré en se mettant en danger, ce documentaire mériterait d'être d'intérêt public et devrait être vu par chacun de nous, et même devrait faire partie des programmes scolaires destinés aux adolescents... Décidément, l'Amérique, la planète, notre société entière, va mal...

Par fisherman - Publié dans : Documentaire
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Mercredi 1 juillet 2009 3 01 /07 /Juil /2009 01:15

 


2005 - Réal : Shaun Monson - Documentaire -  mais ...  


La narration est assurée par Joaquin Phoenix et la bande originale est signée par Moby.

 

En 2005 Meilleur film documentaire au festival de film d'Artivist.
En 2005 Meilleur film documentaire au festival international de film de Boston.
En 2005 Meilleur film documentaire et la récompense humanitaire de Joaquin Phoenix au festival de film de San Diego.

Texte intégral de Earthlings retranscrit ici : http://terriens.wordpress.com/2009/04/27/earthlings-terriens-2%c2%b0-partie-lalimentation/

J'ai du mal à me remettre de tout ce que je viens de voir... En même temps cette vision coïncide avec une prise de conscience soudaine sur nos modes d'alimentation... Je sais que je ne deviendrai jamais végétarien, car j'ai trop besoin de viande, ne serait ce quelques fois par semaine. Je crains les carences en fer, aussi. Mais bon, c'est un autre débat.
Ce documentaire bouleversant, avec des images choc, ne peut laisser insensible. Il amène inéluctablement à prendre conscience de la façon pleine de condescendance dont l'homme traite les animaux et minimise leur souffrance. Il dénonce aussi les effets de la consommation de masse. Il a nécessité 5 années de recherches et use à profusion de caméras cachées... Vous y découvrirez l'envers du décor des élevages animaliers, l'envers du décor des abbatoirs, de l'industrie du cuir, de l'industrie pharmaceutique... Comme il est précisé dès le début du film :
Les images que vous allez voir ne sont pas des cas isolés. Ce sont les méthodes utilisées dans l’alimentation, la confection, le divertissement et la recherche. Certaines images peuvent choquer.
Le documentaire et d'ailleurs interdit au moins de 16 ans... Que dire de plus ? Je suis complètement tourneboulé, abbatu et triste. Ce soir, je m'en voudrais presque d'appartenir à l'espèce humaine. La pire qui soit. Je n'ignorais pas certaines pratiques, c'est certain, mais là , j'ai vu et ça change tout.
Le réalisateur a eu la riche idée de truffer le documentaire de citations très percutantes. Le texte et d'ailleurs splendide, et j'en ai copié une partie ci-dessous.
Certains ont jugé l'approche un peu trop anthropomorphique, mais pour ma part, sans la mesure où tout ce qui a été avancé a été démontré par la suite, je ne trouve pas que ce soit le cas. Si le coeur vous en dit, faites vous votre idée vous même en regardant ce documentaire. Dites vous bien, devant la cruauté de certaines images, que s'informer est un devoir.

Terriens.
Terrien: nom. Habitant de la planète Terre.
Puisque nous habitons tous sur Terre, nous sommes tous des terriens. Ce terme ne contient aucune notion de sexisme, de racisme ou de discrimination selon les espèces. Il regroupe chacun de nous: ceux à sang chaud ou froid, mammifères, vertébrés, invertébrés, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et êtres humains. Les êtres humains ne sont pas seuls sur Terre. Ils partagent le monde avec des millions de créatures qui évoluent en même temps qu’eux. Cependant, les êtres humains ont tendance à dominer la Terre et à traiter les autres êtres vivant sur cette planète comme de simples objets. Voilà ce qu’on entend par le terme “spécisme”.

(Festival des taureaux, Espagne) Comme le racisme ou le sexisme, le terme spécisme est un préjugé ou une opinion en faveur des membres de son espèce et au détriment des membres d’une autre espèce. Si un être souffre, il n’est pas moralement justifiable de refuser de prendre en compte cette souffrance. Quelle que soit la nature de cet être, le principe d’égalité implique que la souffrance d’un être est égale à la souffrance de tout autre être.

Les racistes violent le principe d’égalité en accordant plus d’importance aux intérêts des membres de leur race quand leurs intérêts sont en conflit avec ceux d’une autre race. (Manifestation à Nuremberg, 1929) Les sexistes violent le principe d’égalité en favorisant les intérêts de leur sexe. De façon similaire, les spécistes favorisent leurs propres intérêts au détriment des autres espèces. Tous obéissent à un schéma similaire.

Bien qu’entre humains, nous reconnaissions le principe du respect: un être humain est une personne, non une chose, un traitement moralement irrespectueux a lieu lorsque ceux qui détiennent le pouvoir traitent les plus faibles comme de simples objets. Comme le violeur traite sa victime. Comme le pédophile traite un enfant. Comme le maître traite son esclave. Dans tous ces exemples, ceux qui ont le pouvoir exploitent ceux qui sont faibles. Ce concept s’appliquerait-il à la façon dont les humains traitent les animaux et les autres terriens?
Il y a bien sûr des différences, car les êtres humains et les animaux sont dissemblables à bien des égards. Mais la question de la similitude porte un autre visage. Certes, les animaux n’éprouvent pas les même désirs que nous. Il est vrai qu’ils ne comprennent pas tout ce que nous comprenons. Cependant, nous avons des besoins similaires et nous comprenons certaines choses de la même façon,  le besoin de manger et de boire, de s’abriter et de vivre en compagnie, d’être libre de ses mouvements et d’éviter la souffrance. Ces besoins sont partagés par les animaux et les êtres humains. Quant à la compréhension, les animaux, comme les hommes, comprennent le monde dans lequel ils vivent. Sinon, ils n’auraient pas survécu. Malgré toutes nos différences, nous sommes similaires. Comme nous, ces animaux incarnent le mystère et le miracle de la conscience. Comme nous, ils ont conscience du monde dans lequel ils vivent. Comme nous, ils sont le centre psychologique d’une vie qui leur est propre. A ce niveau, nous sommes sur le même pied, si l’on peut dire, que les porcs et les vaches, les poulets et les dindes.
Qu’attendent ces animaux de nous? Comment devons-nous les traiter? Pour répondre à ces questions, il faut reconnaître notre parenté psychologique avec eux. Le film qui va suivre démontre en cinq points comment les animaux ont servi l’humanité, au cas où nous aurions oublié.

Le Prix Nobel de la paix Isaac Bashevis Singer a écrit dans son best-seller, “Ennemis, une histoire d’amour”, ces quelques mots “Chaque fois que Herman assistait à l’abattage d’animaux et de poissons, il avait toujours la même pensée: dans leur comportement envers les autres créatures, tous les hommes sont des nazis. L’arrogance avec laquelle l’homme traite les autres espèces comme bon lui semble représente les théories racistes les plus extrêmes, le principe selon lequel la raison du plus fort est la meilleure.” Cette comparaison à l’holocauste est intentionnelle et évidente. Un groupe d’être est tourmenté aux mains d’un autre. Certains diront que la souffrance des animaux n’est pas comparable à celle des Juifs ou des esclaves, mais il existe une similitude. Pour les prisonniers et victimes de ce massacre, cet holocauste est loin de toucher à sa fin.
Henry Beston
à écrit dans son livre, “The Outtermost House” (Une maison au bout du monde): “Il nous faut une attitude plus sage et peut-être plus mystique vis-à-vis des animaux. Éloigné de la Nature universelle et vivant dans la complexité, l’homme civilisé observe les animaux à travers la loupe de son savoir. Il voit une plume agrandie et toute l’image est déformée. Nous traitons avec condescendance leur état inachevé, le sort tragique qui les a conduits à naître inférieurs à nous. C’est là que nous faisons une erreur. Une grave erreur.
On ne peut pas comparer les animaux aux hommes. Dans un monde plus vieux et plus achevé que le nôtre, ils se déplacent, dans leur forme achevée. La nature leur a fait don d’un prolongement des sens que nous avons perdu ou jamais atteint. Ils entendent des voix que nous n’entendrons jamais. Ils ne sont ni nos frères ni nos subalternes. Ils constituent un autre monde, pris avec le nôtre dans le filet de la vie et du temps, prisonniers de la splendeur et des tourments de la Terre.

[...]

L’ignorance est la plus fréquente justification des spécistes. Mais avec du temps et de la détermination, n’importe qui peut facilement découvrir la vérité. L’ignorance l’emporte depuis longtemps parce que les gens ne désirent pas connaitre la vérité. “Ne me dis pas. Ça va me couper l’appétit.” Voilà ce que vous entendrez si vous essayez d’expliquer comment est produite la nourriture que l’on mange. Même si les gens savent que la ferme familiale traditionnelle a été remplacée par de grandes usines, que leurs vêtements viennent de vaches abattues, que certains sports entrainent la souffrance et la mort d’animaux, et que certaines expériences douteuses ont lieu en laboratoire, ils continuent à espérer que ce n’est pas aussi terrible qu’on le dit, sinon l’État ou les société protectrices des animaux agiraient. Ce n’est pas vraiment notre inaptitude à découvrir ce qui se passe, mais plutôt notre désir d’ignorer les faits qui pèse sur notre conscience, qui nous empêche d’agir. Après tout, les victimes de tout ce qui se passe dans ces endroits horribles ne sont pas les membres de notre propre groupe. Tout se ramène à la douleur et la souffrance, et non à l’intelligence, ou la force, la classe sociale, ou les droits civiques. La douleur et la souffrance sont inacceptables et devraient être évitées ou réduites, quels que soient la race, le sexe ou l’espèce de l’être qui souffre. Nous sommes tous des animaux de cette planète. Nous sommes tous des créatures. Tous les animaux ressentent des sensations, comme nous. Comme nous, ils sont forts, intelligents, travailleurs, agiles et adaptables. Eux aussi sont capables de croitre et de s’adapter. Comme nous, avant tout, ce sont des terriens. Et comme nous, ils survivent. Comme nous, ils recherchent le confort, non la gêne. Comme nous, ils ressentent plusieurs degrés d’émotion. En un mot, comme nous, ils sont vivants. La plupart d’entre eux, comme nous, sont des vertébrés. Si l’on examine leur rôle essentiel à la survie de l’Homme, on se rend compte qu’on dépend entièrement d’eux pour nous tenir compagnie, pour manger, pour s’habiller, pour se divertir, pour conduire des recherches médicales et scientifiques. Malheureusement, on ne voit que l’irrévérence de l’Homme envers ces pourvoyeurs. Cela ne fait aucun doute: Nous en sommes arrivés à mordre la main de celui qui nous nourrit. Nous l’avons même piétinée et nous avons craché dessus. Maintenant, nous devons en subir les conséquences. Tous les rapports de santé font état des effets de notre surconsommation d’animaux. Cancer, maladies du coeur, ostéoporose, crises cardiaques, calculs rénaux, anémie, diabète, et autres. Même notre nourriture est touchée à sa source. On utilise des antibiotiques pour tenter d’engraisser les animaux, qui sont trop stressés par leurs conditions de vie dans les fermes industrielles. On utilise à l’excès des pesticides, des insecticides, des hormones artificielles pour augmenter la production de lait, la taille et la fréquence des portées. Avec ces colorants artificiels, herbicides, larvicides, engrais de synthèse, tranquillisants, stimulants de croissance et d’appétit, inutile de se demander d’où viennent la maladie de la vache folle, la fièvre aphteuse, la Pfiesteria, et bien d’autres anomalies animalières qui affectent les êtres humains. La Nature n’est pas responsable de ces actes. C’est nous qui le sommes. Un changement est inévitable.Si nous ne le faisons pas nous-mêmes, la Nature le fera pour nous. Il est temps de changer nos habitudes alimentaires, nos traditions, nos styles, nos modes, et avant tout, nos mentalités. S’il existe une part de vérité dans cet adage: “On n’a que ce qu’on mérite” qu’ont-ils fait pour mériter ces souffrances? Est-ce que nous y avons pensé? Qu’ont-ils fait pour mériter ces souffrances? Ce sont des terriens. Ils ont autant le droit d’être ici que nous. Rappelons nous cet autre adage, tout aussi vrai: “On récolte ce qu’on a semé.” Bien sur les animaux ont des sentiments et bien sur ils ressentent de la douleur. Après tout, si la Nature a doté ces merveilleux animaux d’une source intarissable de sentiments, pourquoi ne les utiliseraient-ils pas? Les animaux ont-ils des nerfs pour rester insensibles? La raison exige une meilleure réponse. Mais une chose est sure. Ces animaux utilisés en boucherie, pour la confection, le divertissement, dans des expériences scientifiques, et qui subissent toutes les oppressions imaginables finissent par mourir dans la douleur. Tous, sans exception. Il est déjà suffisamment déplorable que dans le monde entier, les animaux doivent sans cesse reculer devant le progrès et le développement humain. De nombreuses espèces n’ont nulle part où aller. On dirait que le destin des animaux est d’être maudits par l’Homme ou alors trop recherchés. Nous sommes les seigneurs de la Terre, nous détenons le pouvoir de terroriser mais aussi de compatir. Les êtres humains devraient aimer les animaux, comme on aime un être innocent, comme on protège un être vulnérable. Si la souffrance des animaux nous retourne l’estomac, cela montre que nous n’y sommes pas indifférents, même si nous ne voulons pas l’admettre. Ceux qui rejettent l’amour pour les animaux comme n’étant que de la sensiblerie renient une part importante de leur humanité. Quand on respecte un animal, on n’en est pas moins humains. Il nous appartient de les laisser vivre dans le bonheur, aussi longtemps que possible. Dans la lande, le Roi Lear demanda à Gloucester: “Comment vois-tu le monde?” Et Gloucester, l’aveugle, répondit: “Je le vois avec mes sens.” “Je le vois avec mes sens.”

Trois forces primaires coexistent sur cette planète.

La Nature. Les animaux. Et l’humanité.

Nous sommes tous terriens.

Faisons le rapprochement.

Earthlings est un film américain, documentaire, de Shaun Monson sorti en 2005 et dont la réalisation a nécessité 5 années de travail et d'investigations. Ce film montre les traitements des animaux destinés à la nourriture, à l'habillement, aux divertissements et aux recherches scientifiques.

Par fisherman - Publié dans : Documentaire
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